петък, 16 октомври 2015 г.

Moïra

Le ciel azur, profond et sirupeux,
s’égoutte longuement dans les calices floraux,
et dans les flaques bordées de feux liquides,
et dans les coques brunes des noix,

et dans les seaux pleurant dans le jardin
des larmes tellement pareilles à la rosée,
au suc des grappes, avides de soleil,
où s’accumule le sucre du raisin...

C’est là, dans un souvenir de tous caché
que, le matin, la cour ensoleillée,
aux palissades fleuries couleur de l’ambre,
recèle, maligne, une maison de fée.

Assise tout près d’une petite cruche en grès,
Elle se tient, paisible, en tissant
le fil fragile de tous mes rêves dorés,
une maille – passé, et une pour le présent.

Et elle m’appelle, pareille à une enfant
aux yeux anciens, du tout début du monde,
Son doux profil se perd dans le silence.
Et je la suis, je veux qu’elle me réponde...

Je lui demande alors “Mais où est-il?”
“Maisquiestoù?” - me dit-elle en echo,
puis s’esclaffe, prise d’une gaité docile,
en me servant du thé; et je m’endors...


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